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Je vois de plus en plus d’articles sur les possibilités qui s’offrent aux candidats en recherche d’emploi afin de se “vendre” mieux dans un contexte de Web 2.0. Et je me demande à quel point tout cela est vrai et, surtout, efficace.

Si on lit les évangélistes du Web 2.0, les bons candidats en recherche d’emploi devraient créer un blog dans lequel ils expriment leur talent. Le blog devient en quelque sorte un curriculum vitae dans la mesure où vous pouvez inviter un recruteur à lire votre blog en lui disant : “tu vois, je connais mon affaire et des gens viennent me lire, commentent, et trouvent mes propos solides.” C’est vrai. J’ai même entendu parler d’un jeune spécialiste du Web qui avait tout appris “sur le tas”, donc sans dîplome, et qui a décroché un emploi de rêve grâce à son blog alors que son cv se retrouvait systématiquement sous la pile.

D’autres suggèrent de créer un vidéo dans lequel vous vous présentez en décrivant votre expertise et votre personnalité. La même chose peut être faite avec un podcast. Il y a même un startup à Montréal, Standoutjobs, qui mise beaucoup sur cette approche vidéo pour ré-inventer le recrutement. Cette approche a à mon avis l’avantage de présenter une image beaucoup plus complète que le document papier très impersonnel qu’on envoie par courriel.

Ces deux outils sont effectivement très puissants. Mais pour être moi-même dans un processus de recherche d’emploi, je peux vous dire que les recruteurs sont loins d’être prêts pour passer au recrutement 2.0 (que je vais tenter de définir dans un prochain billet). Encore une fois, les définisseurs de tendances sont loins devant la réalité. Surtout en ressources humaines, un domaine assez traditionnel merci. À moins que vous ne cherchiez seulement à travailler dans une entreprise 2.0 très avant-gardiste, monter votre blog et produire un vidéo ainsi qu’un posdcast risquent d’être inutile. D’autant plus que le blog demande beaucoup d’efforts avant de générer de l’achalandage. Bien entendu, si vous êtes un passionné ou que vous cherchez à travailler en tant que consultant qui passe d’un mandat à l’autre, ces outils sont très utiles.

La seule exigence incontournable en recherche d’emploi demeure le réseautage. Et c’est là que le Web 2.0 prend toute son utilité. Si vous n’êtes pas encore sur Linkedin ou Viadeo, même Facebook, en train de rassembler toutes vos connaissances dans un petit réseau professionnel, vous manquez le bateau royalement. Le networking sera toujours à la base des opportunités professionnelles, maintenant qu’il est optimisé dans le Web 2.0, qu’attendez-vous? À la limite, si j’étais recruteur et que je vous verrais absent du social networking, je me poserais des questions sur votre capacité à suivre les tendances sociales.

En conclusion, vous devrez toujours couvrir les bases en recherche d’emploi. Ce qui veut dire que votre cv doit être efficace, votre lettre de présentation aussi. Vous devez également performer en entrevue et savoir faire vos suivis.

J’aime beaucoup les textes de David Bernard, comme celui-ci. Quand je recontre un recruteur, je le souhaite comme M. Bernard qui semble avoir poussé très loin la réflexion sur l’optimisation du processus de recrutement. En tant que travailleur en recherche d’emploi, comprendre la stratégie de recrutement des spécialistes peut vous permettre de mieux vous préparer dans vos efforts qui doivent vous mener à l’emploi parfait. Tout ce que vous avez à faire est de lire les textes dans le contexte du candidat.

Voici 10 choses à préciser sur vos attentes par rapport à votre futur employeur :

  1. Quelle type rémunération cherchez-vous? À part le salaire de base, vous cherchez quel type de bonification? Sur les résultats de l’entreprise, votre performance uniquement? Que voulez-vous comme vacances et autres avantages sociaux. L’idée ici est d’avoir une idée claire et de ne pas vous présentez aux entrevues sans avoir réfléchi un peu avant.
  2. Quelle quantité de temps êtes-vous prêt à consacrer au transport? Cette question est importante car trop de gens acceptent des postes éloignés de chez eux parce qu’ils croient que le contenu de l’emploi est assez intéressant pour justifier plus de temps de transport que prévu. C’est une erreur et à la longue vous le regretterez.
  3. Faites la liste de ce qui vous manque dans votre emploi actuel. Conservez cette liste durant votre processus de recherche et si vous avez une offre assurez-vous que votre nouvel emploi répond à ce qui vous manque.
  4. Quel type de supervision préférez-vous? Cette question va se présenter en entrevue de toute façon. Soyez honnête et ne répondez pas dans le but de plaire. Si vous avez besoin de micro management, dîtes-le.
  5. Vos points forts et faiblesses doivent être précisés. C’est la question classique. Êtes-vous en mesure de vous analysez? Sinon, demandez à vos amis de vous le dire.
  6. Que cherchez-vous? C’est simple comme question, non? Et bien, vous devriez être en mesure d’y répondre en une seule phrase.
  7. Quels seront les “deal breakers”, les éléments qui vont vraiment faire la différence. Ce sont les vacances, le contenu de l’emploi, le type d’entreprise, le salaire? Il faut prioriser.
  8. Quelles sont vos limites? Connaissez-les et ne cherchez pas à ontenir un poste pour lequel vous serez dépassé et malheureux.
  9. Dans quelle culture d’entreprise performez-vous le mieux? Il est maintenant possible d’en savoir un peu sur la culture d’un futur employeur et ce, pas seulement sur la page corporative de leur site Web. Renseignez-vous et identifiez ce qui vous convient le mieux.

J’ai une entrevue ce matin. Je trouve donc à propos de publier un petit article de conseils sur la performance en entrevue, ce sera utile pour moi aussi! Par expérience, je trouve que trop se préparer peut parfois rendre le processus très stressant. Mais ça dépend de vous. Dans mon cas, je me prépare toujours un document contenant les sections suivantes :

  1. Tous les points pertinents concernant mon expérience en relation avec le poste;
  2. Mes qualités que je veux faire ressortir selon celles qui sont énoncées dans la description du poste, pas nécessairement les mêmes car ça fait trop évident et pas sincères;
  3. Mes défauts (genre de qualités maquillées) car cette question revient encore chez certains recruteurs traditionnels;
  4. Mes réalisations reliées au poste;
  5. Des idées ou suggestions;
  6. Mes questions pour l’employeur qu’on va me demander de poser si je ne cafouille pas trop.

De façon générale, il faut faire ses devoirs. Lire le site de l’employeur pour bien comprendre son domaine d’affaires et aussi vérifier dans l’actualité si des nouvelles récentes sont importantes.

Comme de plus en plus de recruteurs tendent à se montrer créatifs en entrevue et même tenter de surprendre les candidats avec des questions un peu déstabilisantes, je crois qu’il est presque plus important de se préparer mentalement. Oui les questions d’experiences et de connaissances techniques doivent être couvertes, mais votre personnalité est également sous évaluation.

Voilà pourquoi il faut être détendu, dégager de bonnes vibrations sans pour autant tomber dans l’extrême du trop confortable. Je suis persuadé qu’au moins 50% de l’entrevue est une question de “connection” entre vous et le recruteur. soyez sogné dans votre présentation sans paraître trop crispé ou inconfortable.

L’objectif principal de votre performance devrait être de bien expliquer comment vos réalisations passées font de vous le candidat idéal et comment votre personnalité va vous permettre de bien performer dans ce nouveau poste.

Évidement, il faut savoir qui vous allez rencontrer. si vous devez passer une étape RH avant de discuter avec l’éventuel patron, ça devrait impacter votre approche car vous en êtes à passer un examen technique, une pré-valisation.

Finalement, je vous suggère la lecture de ces trois articles :

Comme si la pénurie de main d’oeuvre en informatique n’était pas déjà assez importante, voilà que le gouvernement québécois nous annonce fièrement sa contribution financière à l’installation de Morgan Stanley à Montréal. En effet, ce nouvel employeur va bénéficier de crédits d’impôts de 30% sur les salaires admissibles (avec un maximum de 20 000$ par emploi). En tout, pour 500 emplois, cela pourrait représenter une aide gouvernmentale de 10 millions par année. Quant on considère que Morgan Stanley a généré un profit net de 3,2 milliards, on peut trouve rla chose un peu ridicule.

Il est évident que cette nouvelle est très positive pour les informaticiens qui verront leur valeur augementer par l’arrivée d’un nouvel employeur qui va rapidement se lancer dans des efforts de recrutement massif. Je n’ai pas encore d’information sur les types de candidats recherchés, mais quiconque avec une expertise dans le domaine financier devrait porte rune attention particulière aux offres d’emplois dans les prochains mois. Quelques recherches m’ont permis aussi de voir que Morgan Stanley semble développer surtout avec les technologies Java, avec probablement des intentions de développer des applications financières pour le Web.

“Ce centre de développement, qui fera l’objet d’un investissement de 200 millions de dollars, fournira des logiciels qui seront utilisés au siège social de l’entreprise qui est situé à New York. Les logiciels qui y seront développés en premier lieu auront trait à six grands axes, dont les revenus fixes, les placements et les règlements de titres de placement et la gestion des investissements. Les développements auront également trait à l’infrastructure de données, à l’infrastructure d’applications et aux activités liées aux finances et aux technologies de la firme.”

Pour les employeurs informatiques de Montréal déjà en mal de recrutement, la nouvelle est beaucoup moins positive. Les nombreuses pme qui aimeraient beaucoup recevoir de l’aide du gouvernement pour prendre de l’expansion, doivent se demander comment elles feront pour fidéliser leurs employés. D’un point de vue géographique, on ne peut pas encore déterminer exactement où l’entreprise aura ses bureaux et si le crédit d’impôt offert implique une installation dans la cité du commerce électronique.

Et que dire de la réaction de M. Bachand :

“L’arrivée d’un joueur qui drainera 500 travailleurs ne semble pas inquiéter outre mesure l’état-major du gouvernement quant au risque de cannibalisation entre les entreprises d’un même domaine. «Le défi est de continuer à travailler sur le développement des talents», a dit M. Bachand, en signalant toutefois que les besoins d’Ubisoft, par exemple, ne sont pas forcément les mêmes que ceux de Morgan Stanley.”