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Archive for the ‘conditions de travail’ Category

Il existe de nombreuses raisons secondaires pour quitter un emploi qui vont des considérations salariales ou autres conditions générales de travail (nombre d’heures, environnement) aux considérations professionnelles touchant directement aux plans de carrière de l’employés. Même si elles sont « secondaires », ces raisons sont toutes déterminantes et non-négligeables. Mais avant tout, la principale cause de départ est l’absense de connection émotionnelle des employés avec leur employeur. Sans un lien fort, un attachement solide, les employés sont volatiles.

Si je dis çà, c’est qu’à mon avis des questions de salaires, de promotions, de vacances, de relations interpersonnelles ou toutes autres considérations secondaires peuvent être discutées et solutionnées quand il y a une conection solide entre l’employé et l’employeur. Cette connection implique normalement une bonne communication. Voici 8 gestes simples qu’un patron peut poser pour favoriser l’établissement de cette connection :

  1. Communiquer avec les conjoints des employés pour exprimer l’importance de sa contribution dans le succès de l’entreprise. Cette communication doit se faire avec doigté et peut parfois inclure un petit cadeau, surtout si l’employé vient de travailler très fort pour une livraison critique.
  2. Prendre le temps de discuter avec un nouvel employé pour bien comprendre ses objectifs professionnels.
  3. Célébrer les succès d’équipe tout en soulignant publiquement les contributions de chaque membre de l’équipe.
  4. Faire quelque chose de positif pour la famille de l’employé. Ceci implique une relation déjà bien établie avec l’employé. Mais si vous y arrivez, le lien émotionnel de cet employé avec votre entreprise sera très solide.
  5. Organiser des évènements d’équipe non-professionnels, à l’extérieur du bureau. Des activités de team building paraissent parfois un peu simplistes, mais elles renforcent les liens des employés entre eux.
  6. Planifier des activités d’équipe au bureau, durant les heures de travail et les annoncer de façon inattendue.
  7. Faire intervenir votre patron pour qu’il viennen reconnaître la contribution de votre équipe.
  8. Ne pas lésiner sur les récompenses personnelles suite aux réalisation.

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Voilà un sujet délicat. Comme c’est le cas de plusieurs professionnels, les informaticiens passent beaucoup de temps à lire pour continuer d’apprendre … ou simplement demeurer à date avec toutes les innovations dans leurs domaines. Les informaticiens ne sont pas seuls dans cette situation. Mais si plusieurs professionnels le font, peu s’y consacrent autant que les informaticiens, soit par passion pour le sujet ou pas nécessité pour performer. Avec le temps, c’est très prenant pour les informaticiens qui lisent souvent sur leurs heureus personnelles et donnent ainsi à leur employeur beaucoup de connaissances gratuitement. Comme le disait si bien Caliméro : c’est vraiment trop injuste!

En fait, la plupart des professionnels se perfectionnent en assistant quelques fois par année à des conférences ou vont dans des salons d’affaires. Ce genre d’activité de formation est à la limite un « congé » pour certaines personnes, surtout quand la location est attirante, et représente une forme de ressourcement pour les employés, voire de reconnaissance de la part des employeurs. J’ai moi-même eu la chance d’avoir du bon temps à New York, Las Vegas, Boston, Paris, etc… J’allais écrire Toronto, mais il ne faut pas exagérer quand on parle de bon temps, particulièrement si vous vous retrouver en banlieu de la ville dans les bureaux d’IBM!

J’aimerais bien voir des employeurs reconnaître les efforts des informaticiens en matière de perfectionnement. Il y a plusieurs façons de le faire : donner du temps pour mener ces activités de formation ou payer du temps supplémentaire s’il est impossible de libérer les informaticiens durant les heures de bureau, organiser des activités internes d’échanges d’informations, des midis-conférences, etc…

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Décidément, le Québec accuse un certain retard sur l’Europe en matière de congés ou vacances pour les travailleurs. Heureusement que nous avons les américains tout près pour nous donner l’impression de ne pas être si pires (surtout en matière de congé parental) et que la moyenne d’heures travaillées par semaine au Québec est relativement basse. Voici un tableau du nombres d’heures travaillées annuellement par pays (cliquez dessus pour mieux voir) :

On retrouve en milieu de tableau le Canada et vers le bas plusieurs pays européens dont quelques-uns scandinaves. J’ai souvent entendu des choses intéressantes sur la qualité de vie dans les pays scandinaves qu’on y retrouve. Parfois la distance contribue à créer des légendes. Mais dans cet article, je découvre que la Finlande étudie sérieusement un projet pour offrir aux travailleurs une semaine de congé d’amour. Voilà une initiative presqu’insolite pour faciliter l’équilibre travail-vie personnelle :

« De quoi s’agit-il? D’une proposition de loi instaurant le droit pour tout employé de bénéficier chaque année de 7 journées de congé payé pour les passer tendrement avec son conjoint.

Le député de gauche Tommy Tabermann a mis au point ce projet de loi dans l’optique de permettre aux couples de prendre du temps pour eux et de resserrer leurs liens que la vie quotidienne, souvent stressante à cause du travail, amenuise. Selon ses propres dires, ces 7 journées «permettront aux couples de se retrouver sur les plans érotiques et émotionnels». »

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Ce n’est qu’un « feeling », mais les résultats de cette enquête salariale des informaticiens au québec me semblent nettement inférieurs au marché actuel de l’emploi. C’est normal, me direz-vous, l’enquête a été menée en 2006. D’accord, mais dans ce cas, vous conviendrez que les informaticiens ont bénéficié d’une très bonne croissance en terme de salaire dans les 24 derniers mois. Et comme la pénurie de main d’oeuvre va continuer de sévir, les salaires vont continuer d’augmenter. À vous de comparer votre salaire avec ce qu’il y a dans le tableau au bas de l’article et décider si vous devriez changer d’emploi.

Voici quelques faits saillants qui retiennent mon attention :

  • Il y a des fluctuations importantes des salaires selon les postes et les régions, les analystes-programmeurs de Québec étant beaucoup moins bien payés que ceux de Montréal. Les salaires dans la fonction publique sont-ils si bas?
  • Le salaire peut varier beaucoup pour un même poste selon l’industrie dans laquelle oeuvre l’employeur;
  • En informatique, la grosseur de l’employeur ne procure pas nécessairement un meilleur salaire, c’est souvent le contraire qui se passe.

Voici le tableau de la médiane des salaires des principaux postes en informatique au Québec :

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Vive le sarcasme! En fait, je ne sais pas si les entreprises se soucient vraiment de la santé de leurs employés, mais elles sont de plus en plus nombreuses à faciliser les choses pour ceux qui veulent trouver un équilibre entre le travail et leur condition physique. Que ce soit en payant une partie des frais d’inscription aux activités sportives ou en mettant un gym à la disposition des employés sur les lieux mêmes du travail, les options sont nombreuses.

À l’opposé, il est parfois très difficile de se mettre en forme en travaillant. Chez un de mes employeurs, la tendance pour les meetings à 13h étant une obsession … souvent après un meeting qui s’était terminée à midi pile. Pas facile de courir au gym et revenir pour 13h!

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Les utilisateurs de Balckberry sont-ils plus libres grâce à leur nouveau jouet ou le sont-ils moins? Je ne suis pas un bon exemple car j’ai résisté longtemps au cellulaire avant d’accepter d’en avoir un et je suis loin de désirer tenir un blackberry dans mes mains. Pourtant je suis pas mal techno, mais j’ai l’impression que les blackberry créent une forme de dépendance et d’esclavage dont je me méfie. Faites l’essai, privez un « power user » de son blackberry et analysez sa réaction.

C’est vrai, la majorité des gens que je vois utiliser un blackberry me semblent un tantinet obsédés par l’engin. Ils deviennent moins attentifs et, ce qui est très grave à mon avis, beaucoup moins attentifs aux gens qui sont présents. On se retrouve ainsi dans des meeting où les détenteurs de Blackberry lisent et répondent à leurs courriels tandis que les pauvres travailleurs pas encore assez élévés dans la hiérarchie devront écouter et participer au meeting … ce qui est d’ailleurs le but de la rencontre. Depuis quand les gens éloignés sont-ils plus importants que ceux qui sont avec nous? Vivement, organisons la journée internation du lancer du Blackberry!

La chose peut devenir ridicule. Dans un récent emploi, un VP a répondu à un de mes courriels « je ne peux pas te répondre pour le moment, je suis en meeting ». Notez que mon courriel ne relevait pas d’une urgence nationale. Sa réponse immédiate, totalement dénuée de valeur, était donc ridicule. Je me sentis alors coupable envers mes collègues présents au meeting en question : ils tentaient sûrement obtenir son appui/budget/approbation et lui me répondait ce genre de truc banal et inutile au lieu de leur accorder son attention.

Faut dire que ce machin a un petit quelque chose de prestigieux. Dans la plupart des entreprises, se voir offrir un Blackberry veut dire que vous accédez à un certain standing dans la hiérarchie. À mon avis, c’est le contraire qui se produit. Le blackberry augmente ton niveau de soumission face à ton entreprise, il diminue ta qualité de vie et dénote une attente de disponibilité constante de la part des employés. Comme si maintenant que c’est possible technologiquement, il faut que tout le monde se réponde dans la minute qui suite.

D’où provient cette nécessité de répondre immédiatement à tout? J’ai tendance à être d’accord avec une de mes voisines d’autobus qui s’est plaint ce matin à son conjoint qui avait les deux mains et les deux yeux sur son « black » au lieu d’en profiter pour lui parler, entretenir leur relation. Leur discussion a pris le forme suivante :

  • À qui tu écris?
  • À Robert… (réponse qui n’a d’ailleurs pas ralenti sa rédaction)
  • Et ta réponse est absolument nécessaire à 7h20 du matin?
  • Oui…
  • Que faisiez-vous avant les Blackberry?

Effectivement, comment a-t-on réussi à se passer aussi longtemps de cette nouvelle bébelle géniale? Comme si les travailleurs avaient besoin d’un outil pour travailleur encore plus? C’est ainsi que l’été dernier j’ai passé un match de soccer à voir un petit garçon de 8 ans jouer et régulièrement regarder vers son père qui ne lui pas accordé une minute d’attention, trop occupé à répondre à ses courriels. Bravo Papa!

Je sais, je sais, certains utilisateurs sont en mesure de se contrôler. Et le blackberry a une réelle valeur pour les entreprises. Mais je vous promets que dans quelques moins nous aurons des séminaires de formation sur « comment gérer son blackberry ». Selon l’Université du New Jersey, il y a en ce moment 5,5 millions d’utilisateurs de blackberry dont la santé mentale est à risque. Encouregeant… On commence même à parler de responsabilité légale des employeurs envers leurs employés qui vont craquer. À moins qu’un peu comme les épiceries, nos heures d’ouverture soients destinées à être allongées…

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Deux conversations récentes m’ont motivé à écrire cet article concernant les mauvaises conditions de travail qu’on observe dans plusieurs entreprises de services en B2B. Pour les informaticiens, ce domaine représente une avenue de plus en plus importante avec toutes les agences de pub qui tentent de se monter un centre de marketing Web :

  1. Je dînais avec un contact d’affaires qui me disait à quel point il pouvait s’appuyer sur le personnel de son agence de marketing pour effectuer un maximum de travail à sa place. En fait, il me confiait que ça lui avait pris un certain temps avant de développer ce réflexe qui consiste à leur déléguer une multitude de tâches qu’il faisait lui-même avant. Il a conclu en me disant : « C’est fou comme ils travaillent tard ces gens-là! ».
  2. Dans l’autobus un lundi matin (et oui, j’écoute mes voisins du transport en commun!), une dame se plaignait parce que durant le week end précédent un fournisseur de services ne s’est pas rendu disponible pour un appel le dimanche entre 17h et 19h. « C’est pas acceptable! ». Problablement que l’idée que ce fournisseur de services professionnelles puisse avoir une famille et des obligations en ce sens ne lui a pas passé par la tête. Pas plus que le fait que les 300$/heure que le consultant facture ne vont pas dans ses poches à lui…

Ce qui est étrange dans l’acceptation de ces conditions de travail souvent débiles est que les gens qui bossent dans de telles entreprises de services B2B sont très éduquées et dîplomées. Elles devraient pouvoir se trouver un travail dans lequel elles ne doivent pas se soumettre à des clients d’affaires qui ont des exigences totalement ridicules. Non? Pourquoi être à la merci de clients à l’égo trop gonflé?

Peut-être qu’il y a un certain prestige associé à être un avocat qui facture un tarif fou en se détruisant la vie à cause d’un niveau de stress excessif? Sans compter la difficulté pour ces travailleurs d’avoir une vie personnelle et sociale « normale ». Ce questionnement ne sera pas répondu dans cet article, il faudrait que les principaux intéressés se prononcent et nous expliquent leur tendance au masochisme professionnel.

Entretemps, je vous suggère cette pub de Monster sur le monde de la publicité et autres emplois en services B2B. Je ne crois pas vraiment que ce soit Monter qui ai fait cette pub. Mais si c’est eux, je me demande comment ils ont fait pour s’en tirer sans censure. De toute façon, je la trouve géniale par son sarcasme et les vraies choses qu’elle contient.

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