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Archive for the ‘études sur le marché du travail’ Category

Allez-y, chers informaticiens entrepreneurs, foncez et exprimez vos talents de gestionnaires. Voici 12 exemples à suivre dont les salaires annuels ont de quoi vous faire rêver. Certains semblent presqu’indécents, mais ils sûrement largement mérités, non? La liste a été compilée par le Journal du net. Malheureusement, la liste s’arrête aux 12 premiers, d’où l’absence de mon nom. Patience…

Voici le top 12 et leur salaire annuel :

  1. Larry Ellison, Oracle : 193 millions
  2. Nabeel Gareeb, MEMC Electronics Materials : 80 millions
  3. John Chambers, Cisco Systems : 55 millions
  4. Mark Hurd, Hewlett Packard : 28 millions
  5. Jen-Hsun Huang, Nvidia : 25 millions
  6. Samuel Palmisano, IBM : 24 millions
  7. Wendell Weeks, Corning : 23 millions
  8. Joseph Tucci, EMC : 20 millions
  9. William Sullivan, Agilent Technologies : 17 millions
  10. Paul Otellini, Intel : 16 millions
  11. Steve Jobs, Apple : 15 millions
  12. Jonathan Schwartz, Sun Microsystems : 14 millions

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Ce n’est qu’un « feeling », mais les résultats de cette enquête salariale des informaticiens au québec me semblent nettement inférieurs au marché actuel de l’emploi. C’est normal, me direz-vous, l’enquête a été menée en 2006. D’accord, mais dans ce cas, vous conviendrez que les informaticiens ont bénéficié d’une très bonne croissance en terme de salaire dans les 24 derniers mois. Et comme la pénurie de main d’oeuvre va continuer de sévir, les salaires vont continuer d’augmenter. À vous de comparer votre salaire avec ce qu’il y a dans le tableau au bas de l’article et décider si vous devriez changer d’emploi.

Voici quelques faits saillants qui retiennent mon attention :

  • Il y a des fluctuations importantes des salaires selon les postes et les régions, les analystes-programmeurs de Québec étant beaucoup moins bien payés que ceux de Montréal. Les salaires dans la fonction publique sont-ils si bas?
  • Le salaire peut varier beaucoup pour un même poste selon l’industrie dans laquelle oeuvre l’employeur;
  • En informatique, la grosseur de l’employeur ne procure pas nécessairement un meilleur salaire, c’est souvent le contraire qui se passe.

Voici le tableau de la médiane des salaires des principaux postes en informatique au Québec :

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Tout le monde le sait, l’informatique est un domaine essentiellement masculin. Alors, quand je suis tombé sur cet article présentant la problématique de l’homophobie dans le milieu du travail français qui est qualifiée d’omniprésente, je me suis questionné sur l’informatique. Car sans vouloir généraliser, l’homophobie est sûrement plus répandue chez les hommes que chez les femmes. Et toujours sans généraliser, un domaine professionnel majoritairement masculin, plutôt intellectuel, devrait contenir sa part d’homosexuels.

Le Québec est considéré à bien des égards comme une société très libérale. J’ai souvent entendu des gens d’un peu partout affirmer que nous sommes très avancés dans le domaine des droits de la femmes, de l’intégration des immigration et de l’acceptation des différentes orientations sexuelles. Tant mieux. Mais cela ne m’a pas empêché d’être une fois témoin d’homophobie, rien d’agressif, mais tout de même une incapacité d’un collègue à accepter le choix d’un autre collègue pour des raisons religieuses. L’homophobie, affichée ou semi-cachée, n’est pas une légende.

Une chose est claire, les entreprises doivent prendre action et se doter d’une politique écrite qui condamne clairement l’homophobie et qui prévoit des sanctions tout en se montrant vigilantes et aptes à répondre aux plaintes des victimes. Je vous présente les faits saillants de l’étude menée en France auprès de 1 400 homosexuels :

  • 66 % des répondants à l’enquête n’ont plutôt pas dévoilé leur orientation sexuelle au cours de leur carrière et 17 % n’en ont jamais parlé ni n’ont rien laissé transparaître à qui que ce soit dans l’entreprise;
  • rester discret sur sa vie privée peut donner l’impression d’une personne froide, distante, secrète ou à la marge, ce qui pourra avoir un impact négatif sur le travail en équipe, sa carrière et l’évaluation de ses compétences;
  • ce sont ainsi 40 % des répondants qui ont été la cible de telles remarques une fois au moins dans leur entreprise actuelle sur leur tenue vestimentaire, 32 % sur leur coiffure ou accessoires, 26 % sur leurs gestes et attitudes corporelles et 18 % sur leur voix;
  • 58 % des répondants ont dû faire face à des questions relevant de leur orientation sexuelle, ceci dans leur entreprise actuelle. Des « stratégies d’intrusion » également à l’œuvre lors des contacts avec des clients, usagers ou fournisseurs (36 %) ou lors d’entretiens d’évaluation des performances (25 %);
  • 88 % des répondants ont au moins une fois ressenti ou été victimes ou témoins d’homophobie;
  • ils sont 85 % à avoir au moins une fois ressenti une homophobie implicite : indifférence, rejet, rumeur, dénigrement, harcèlement sans mentionner explicitement l’orientation sexuelle… 40 % ont été au moins une fois victimes, qu’il s’agisse de blagues, d’insultes, de dégradation, de violence physique, de menaces d’outing ou de chantage au licenciement mentionnant explicitement l’orientation sexuelle. Et 56 % ont été témoins d’homophobie, venant principalement des collègues;

Pour les homosexuels, la question d’afficher ou non leur orientation sexuelle se pose de façon très pertinente car il semble indéniable pour eux que les impacts sur leur carrière peuvent être directs. En terminant, comme nous sommes en pleines séries éliminatoires de Hockey au Québec, je n’ai pas pu ne pas vous offrir cette image d’une campagne de sensibilisation :

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On parle souvent des lacunes des informaticiens au niveau des qualités interpersonnelles. À mon avis, les informaticiens qui détiennent de telles qualités ont un avenir très prometteur car le rapprochement TI et « business » continue de se faire dans les entreprises. Si vous êtes nuls à bâtir de bonnes relations de travail, à jouer un peu la politique, vous allez manquer le bateau et ne prendrez jamais le rôle stratégique que les entreprises vraiment visionnaires aimeraient voir les informaticiens prendre. Dans les faits, ce ne sera pas le meilleur informaticien qui va se hisser au sommet de la hiérarchie, ce sera le plus habile socialement. Donc, chers informaticiens, polissez vos « soft skills »!

Dans cette optique, je vous suggère la lecture du commentaire de Patrice Guy-Martin dans Direction Informatique dans lequel le rapprochement TI-business est bien expliqué. Si vous souhaitez approfondir votre réflexion, j’ai également trouvé cet article publié par IBM très intéressant : Le nouveau chef de l’information : acteur du changement et leader d’entreprise.

IBM a publié cet article suite à une série d’études de marché qui ont porté, entre autres, sur le rôle que devrait jouer le CIO dans l’entreprise d’aujourd’hui. On y découvre que seulement 16% des CI questionnés pensent que leur entreprise tire pleinement profit de leur potentiel. Voici les principaux obstacles mentionnés (cliquer sur l’image pour l’aggrandir) :

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Si vous faites partie d’une entreprise qui tarde à comprendre l’impact positif et stratégique que les TI peuvent avoir, voici quelques pistes de solutions à explorer. J’ajouterais à cette liste que les responsables TI pourraient sûrement s’améliorer au niveau de leur compétence à se « vendre » à l’interne en mesurer les impacts positifs de leurs actions et les communiquer adéquatement…

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La semaine dernière, je félicitais un ami pour le nouveau mandat qu’il venait de décrocher dans une grande pharmaceutique. Il me répondit quelque chose dans le genre : « Au secour, ça fait seulement 2 jours que je suis ici et je n’en peux plus tellement c’est long ». Rassurez-vous, il n’est pas dépressif et je l’ai vu travailler avec beaucoup d’ardeur. Le problème, et il n’est pas le premier à me le souligner pour cette entreprise, est que le climat de travail est vraiment défaillant. Les informaticiens ne s’y sentent pas membres d’une équipe et, ce qui est vraiment la pire chose, les projets n’avancent pas.

Je me trompe peut-être, mais pour diverses raisons il me semble que la démotivation est assez répandue en informatique. si on abuse de la généralisation, les informaticiens sont peut-être plus solitaires et critiques que la moyenne, certains ont même ce côté marginal qui fait justement d’eux des êtres à l’affût des nouvelles branches informatiques aujourd’hui obsures mais demain connues. De plus, la nature même des projets informatiques (longs, plein d’obstacles, sous-financés et rarement perçus positivement dans l’entreprise) rend le défi de la motivation encore plus grand.

Malheureusement, la démotivation coûte cher en départs volontaires qui exigent un processus d’embauche, baisse de productivité et absentéisme. Dans cet article de Direction Informatique, on présente des statistiques de taux de roulement qui sont communiquées suite à un sondage effectué par TechnoCompétences :

  • le secteur de l’édition de logiciels aurait présenté en 2007 un taux de roulement volontaire de 13,7 %;
  • celui du multimédia un taux de 11,8 %;
  • celui des télécommunications un taux de 24,7 %;
  • les écarts de taux de roulement volontaire dans le secteur des services-conseils et des services en informatique pourraient être les plus élevés de l’industrie, soit 15,9 % en 2007 contre 6,9 % en 2005;
  • seul le secteur manufacturier en TI pourrait avoir un taux moindre, soit à 6,5 % en 2007 contre 13,6 % en 2005.

Voici quelques facteurs à combattre pour créer un milieu de travail plus motivant :

  • l’environnement de travail de mauvaise qualité (bruit et autres aspects liés au confort);
  • une mauvaise dynamique de groupe, souvent causée par quelques personnes désagréables tolérées par l’entreprise au détriment de tout le monde;
  • une culture organisationnelle peu intéressante;
  • un mauvais leadership :
    • pas d’ouverture;
    • manque de transparence et d’honnêteté;
    • mauvaise distribution des responsabilités;
    • peu de communication;
    • manque de clarté dans les décisions (trop lentes);
    • favoritisme;
    • micro-gestion;
  • une absence de reconnaissance et de feedback;
  • aucun plan de carrière présenté aux employés;
  • le découragement de la créativité;
  • une absense de sens, de compréhension des vues à long terme (pourquoi on vous demande de faire ça?);
  • un salaire trop faible

Bref, y a beaucoup de travail pour les employeurs. Mais une chose est certaine, le mot circule déjà sur les meilleurs employeurs en TI et ceux qui se retrouvent dans la cave du classement n’arriveront pas à attirer les bon informaticiens…

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Je n’ai jmais beaucoup aimé les statistiques sur les heures de travail. Comme je suis un travailleur trèes intense et que je bosse à pleine vitesse pour en finir au plus vite et replonger dans mes loisirs, les analyses du travail proprement quantitatives me font un peu suer. De plus, les statistiques pour l’ensemble du Québec ne font pas toujours de sens dans un domaine spécifique comme l’informatique qui, il me semble, en demande plus aux travailleurs qu’avant. Mais, comme ça demeure un indicateur important, faut tout de même rapporter les études quand elle sont publiées. Sinon, je ne serais pas digne de bloguer sur le monde du travail (?)…

Voici donc un résumé du rapport rapporté par Lesaffaires.com :

  • les québécois travaillent en moyenne 35,5 heures par semaine, une heure de moins que la moyenne au pays;
  • la semaine de travail dans le secteur public est de 35 heures alors qu’elle est de 37,5 dans le reste du pays,
    ce qui explique en grande partie notre « distinvtion »;
  • Les hommes travaillent moins qu’avant et pour les femmes c’est le contraire.

Je garde l’oeil ouvert pour d’autres études de ce type. Moi, ce qui m’intéresse, c’est ce genre de statistiques dans un contexte de pénurie de main d’oeuvre. Vous croyez que les employeurs ne vont pas demander aux informaticiens de combler le manque de ressources qualifiées pas un plus grand nombre d’heures de travail? Si 7 informatiens font une heure de plus par jour, ils devraient combler l’équivalent d’un poste pour lequel les entreprises n’arrivent pas à recruter…

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