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Archive for the ‘mauvais employeurs’ Category

Disons que vous êtes en recherche d’emploi, que vous recevez des appels d’employeurs potentiels, qu’on vous convoque en entrevue et qu’on vous formule une offre d’emploi, n’aimeriez-vous pas disposer d’une liste noire des employeurs québécois? Ne souhaiteriez-vous pas consulter un document sur les mauvais employeurs qui vous éviterait de prendre une décision irrévocable et vous retrouver dans une entreprise qui n’offre pas tout à fait les conditions de travail qu’on vous a décrites en entrevue?

Bien sûr que oui! Quel travailleur en processus de changement d’emploi ne voudrait pas mettre la main sur un tel répertoire? Car une fois que vous avez donné votre démission, vous n’avez plus beaucoup d’options et votre rapport de force est défavorable. Comme je suis en processus de recrutement ces jours-ci là où je travaille et que je reçois des cvs qui disent tous « références sur demande », je me suis rendu compte qu’il est curieux qu’aucune entreprise ne rende la politesse à ce niveau. Vous imaginez une offre d’emploi qui se termine avec la mention « références dur demande » pour attirer les travailleurs?

Patience, une telle liste noire verra le jour, c’est inévitable. Un peu comme des milliers de voyageurs vont sur tripadvisor.com pour commenter les hôtels, les attractions touristiques et les restaurants, des travailleurs vont de plus en plus se rendre sur une site Web comme Ratemyemployer et commenter des employeurs concernant la communication aux employés, la formation offerte, les défis, la culture en général, les heures, etc. Je vous dis que c’est inévitable parce que c’est en ligne avec les principes de collaboration de la wikinomie et du Web 2.0.

De plus, cette information est déjà répandue partout au sein de la force de travail. Vous connaissez tous un ami ou une connaissance qui a vécu le calvaire dans un emploi. Les causes peuvent être nombreuses et parfois personnelles. Il faut faire la part des choses. Mais il est indéniable que certains mauvais employeurs font l’unanimité. Et pourquoi ne pas également inclure dans cette liste noire les recruteurs qui manquent d’éthique envers les candidats?

Personnellement, je crois fermement que le recrutement du futur va se faire dans un mode de « networking » comme jamais auparavant. Les travailleurs se sont toujours aidés dans leurs démarches de recherche d’emploi, mais avec les nouvelles tendances de réseautage social, ce phénomène va prendre une ampleur généralisée que les employeurs devront prendre en considération. Je ne doute pas qu’une entreprise se retrouvant au sommet de la liste noire des employeurs compilée par les travailleurs québécois (comme wikipedia se construit) en subirait les conséquences dans ses efforts de recrutement et n’hésiterait pas à déployer les efforts pour changer la situation. Il s’agit d’une prise de pouvoir des travailleurs qui ne saurait tarder à prendre forme…

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Deux conversations récentes m’ont motivé à écrire cet article concernant les mauvaises conditions de travail qu’on observe dans plusieurs entreprises de services en B2B. Pour les informaticiens, ce domaine représente une avenue de plus en plus importante avec toutes les agences de pub qui tentent de se monter un centre de marketing Web :

  1. Je dînais avec un contact d’affaires qui me disait à quel point il pouvait s’appuyer sur le personnel de son agence de marketing pour effectuer un maximum de travail à sa place. En fait, il me confiait que ça lui avait pris un certain temps avant de développer ce réflexe qui consiste à leur déléguer une multitude de tâches qu’il faisait lui-même avant. Il a conclu en me disant : « C’est fou comme ils travaillent tard ces gens-là! ».
  2. Dans l’autobus un lundi matin (et oui, j’écoute mes voisins du transport en commun!), une dame se plaignait parce que durant le week end précédent un fournisseur de services ne s’est pas rendu disponible pour un appel le dimanche entre 17h et 19h. « C’est pas acceptable! ». Problablement que l’idée que ce fournisseur de services professionnelles puisse avoir une famille et des obligations en ce sens ne lui a pas passé par la tête. Pas plus que le fait que les 300$/heure que le consultant facture ne vont pas dans ses poches à lui…

Ce qui est étrange dans l’acceptation de ces conditions de travail souvent débiles est que les gens qui bossent dans de telles entreprises de services B2B sont très éduquées et dîplomées. Elles devraient pouvoir se trouver un travail dans lequel elles ne doivent pas se soumettre à des clients d’affaires qui ont des exigences totalement ridicules. Non? Pourquoi être à la merci de clients à l’égo trop gonflé?

Peut-être qu’il y a un certain prestige associé à être un avocat qui facture un tarif fou en se détruisant la vie à cause d’un niveau de stress excessif? Sans compter la difficulté pour ces travailleurs d’avoir une vie personnelle et sociale « normale ». Ce questionnement ne sera pas répondu dans cet article, il faudrait que les principaux intéressés se prononcent et nous expliquent leur tendance au masochisme professionnel.

Entretemps, je vous suggère cette pub de Monster sur le monde de la publicité et autres emplois en services B2B. Je ne crois pas vraiment que ce soit Monter qui ai fait cette pub. Mais si c’est eux, je me demande comment ils ont fait pour s’en tirer sans censure. De toute façon, je la trouve géniale par son sarcasme et les vraies choses qu’elle contient.

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Il y a du bon et du mauvais avec des blogs comme Mashable. Le bon côté est qu’il identifie une multitude de nouvelles choses dans le monde du Web, le mauvais côté est que le commentaire qui accompagne les nouvelles laisse trop souvent à désirer. Mais que voulez-vous, la recette de la réussite pour de tels blog est le volume, la quantité d’articles produits, la qualité du contenu est parfois négligée.

L’article de Mashable sur le lancement de Notetonentreprise en est un parfait exemple. Il est intéressant de leur part de souligner le lancement de ce site important dans le monde du travail, mais le commentaire est totalement impertinent car on suggère que ce site serait aussi inisignifiant que d’autres initiatives potentielles comme notetafemme ou notetesparents!

Un minimum d’intelligence permet de faire une distinction claire entre un site Web dont le contenu qui est généré par les visiteurs à propos d’entreprises peut grandement servir aux chercheurs d’emplois et un autre site dont le contenu porte sur des questions personnelles sans intérêt pour la majorité des visiteurs. Iraient-ils jusqu’à dire que Tripadvisor est inutile?

J’ai navigué rapidement sur notetonentreprise et je trouve que c’est bien parti. Un peu comme le faisait Ratemyemployer, les mauvais employeurs sont pointés du doigt. Ratemyemployer n’a malheureusement pas maintenu cette pratique d’identification des pires employeurs. Autre point positif, la notation des entreprises semble mieux encadrée avec plusieurs critères d’évaluation, il ne s’agit pas seulement de commentaires.

Notons aussi l’existence de Cotetaboite. Je ne sais pas encore quoi penser de la possible duplication d’information. Est-ce positif d’avoir deux sources d’évaluation? Ou devrait-on jumeler les deux sites pour augmenter la crédibilité des évaluations par un volume concentré? C’est à suivre…

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Je trouve que Ratemyemployer.ca perd des plumes après seulement quelques semaines d’activité. J’ai été l’un des premiers à saluer le lancement de ce site exemplaire de la wikinomie et du Web 2.0 par sa création de connaissance grâce à la collaboration des visiteurs dans l’évaluation des employeurs. Cette activité est nécessaire, trop d’employeurs racontent de belles histoires pour recruter des employés qui changent d’emploi et se retrouvent dans une entreprises avec des conditions de travail qui sont à des années lumières de celles qu’on leur avait décrites.

J’avoue qu’une des raisons pour lesquelles je trouvais ce site tout simplement génial est que j’en avais discuté avec un bon ami il y a plus d’un an. Nous avions tous les deux vu trop de gens souffrir dans leur emploi et comme nous sommes des fervents du contenu Web généré par des internautes, ce projet nous a occupé les méninges un certain temps. Notre idée allait même jusqu’à permettre aux usagers de pointer des gestionnaires du doigt, le but étant de se faire justice et d’instaurer un sentiment de crainte chez les employeurs. D’accord, on y allait un peu fort!

Évidemment, l’aspect légal de la chose nous inquiétait. Nous avons tous entendu parlé de certains blogueurs traînés en justice pour diffamation (surtout dernièrement) et même le contenu des commentaires laissés peut servir à l’accusation. Qu’allait-il nous arriver si Bob le Truand, gestionnaire et spécialiste de harcèlement d’un centre d’appels, lisait son nom sur notre site. Sa carrière pourrait être détruite. Même chose pour un employeur qui se retrouverait systématiquement au palmares des pires endroits où travailler.

Ces craintes nous ont fait conclure qu’il serait difficile de maintenir une complète autonomie dans le contenu et les évaluations. Et avec Ratemyemployer je constate que c’est effectivement ce qui se produit. Je m’en suis rendu compte en revalidant le statut d’Inpix Media, une agence de marketing interactif de Montréal, qui s’est fait royalement critiquer sur le site. Pour une entreprise comme Inpix Media qui est en marketing web, donc à la recherche d’une main d’oeuvre spécialisée, les conséquences sont graves. Bravo, me suis-je dit. Les gestionnaires devront revoir leurs pratiques en ressources humaines. Et bien non car il est beaucoup plus simple de contacter le site et leur demander de retirer les évaluations. Ce qui semble avoir été fait en (dés)accord avec cette politique :

« En tant qu’employeur, vous pouvez demander le retrait d’un commentaire si le contenu de celui-ci est en violation avec les termes et conditions d’utilisation de RME. Faites-nous parvenir votre demande à info@RateMyEmployer.ca. Veuillez inclure le commentaire en question ainsi que les motifs de la demande. Une réponse à votre demande sera disponible dans les 72 heures qui suivent.

Un désaccord quant à un commentaire ne constitue pas un motif de retrait. Dans ce cas, vous pourriez envisager de répondre à celui-ci (voir question suivante). »


Autre signe démontrant que Ratemyemployer (en fait Les Carrières jobWings) a décidé d’opter pour une approche plus « soft » est que le palmares des pires employeurs n’apparait plus sur le site alors qu’il était sur la page d’accueil avant. Pas facile on dirait de livrer sur cette promesse :

« Les Carrières jobWings.com inc. est une société canadienne œuvrant dans le secteur de recrutement en ligne avec plus de 16 sites emploi spécialisés. Nous avons conscience que nous risquons de perdre quelques-uns de nos clients dans ce projet un peu fou, mais nous avons toujours considéré les chercheurs d’emploi comme étant nos principaux clients. Nous avons donc estimé qu’il était important de le faire. »

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Je ne lis pas que des belles choses à propos d’Air Canada. Mais je dois dire que rien de ce qie je lis n’est directement lié à leur département informatique. Est-ce que certains départements peuvent être agréable dans une entreprise généralement désagréable? Bien sûr. Mais jusqu’à preuve du contraire, les informations disponibles ne sont pas très reluisantes pour Air Canada…

J’ai trouvé cet article de Cyberpresse intéressant dans la mesure où il décrit une situation évidente de mauvaises relations employés-employeurs chez Air Canada. J’en profite ici pour expliquer mon point de vue sur l’impact négatif de ce genre de situation dans le monde du travail à venir où les travailleurs vont avoir plus de pouvoir que les employeurs grâce à un contexte de pénurie importante de main d’oeuvre. Si j’étais actionnaire d’Air Canada, je verrais définitivement la situation comme un sérieux facteur de risque parce qu’à court terme les meilleurs employés vont quitter cette entreprise et qu’il sera très difficile de recruter de bons candidats. L’imminence d’une grève générale n’aide en rien la situation…

D’abord, voici les faits relatés dans l’article :

  • Les employés d’Air Canada ont fait d’énormes concessions pour remettre l’entreprise sur ses pieds alors que la situation financière était critique. Air Canada n’a malheureusement pas retourné l’ascenceur maintenant que les choses vont beaucoup mieux. Résultat : énormément d’amertume du côté des employés, le moral est bas et un sentiment global d’injustice s’est instauré.
  • D’ici un an, les employés vont pouvoir revendiquer plus activement de meilleures conditions de travail. L’éventualité d’une grève ne doit vraiment pas être exclue si on se fie aux représentants syndicaux. Le fait que les pilotes ont décidé de se bâtir un fonds de grève n’est qu’un des nombreux signes de la détérioration majeure des relations de travail.
  • L’entreprise a clairement manqué de vision en laissant la situation se dégrader et elle semble obstinée à maintenir une position rigide.
  • Les conséquences financières de cette négligence et d’un éventuel conflit de travail pourraient être désastreuses.

Ensuite, il y a les commentaires des travailleurs qu’on retrouve sur Ratemyemployer.ca à propos d’Air Canada. Je vous copie les plus intéressants qui sont dans l’ensemble extrêment négatifs :

  • Air Canada est entrain de devenir un  »Air Wal-Mart » ca veux tout dire…Nous sommes dirigés par des américains…
  • Not surprisingly, more than a few surveys in business magazines rated Air Canada as one of the worst managed companies in North America last year. Even Tim Horton’s with a higher than average turnover rate got higher points for their management attempts. Also, not surprisingly in a recent study it was found that most employees at Air Canada are only making now what they made in 1998.
  • I work in gse and they are so disorganized and they do not care what the employee thinks or listen to maybe a way to do something different. it is their way, if you don’t like, there is the door. all they worry about if their precious like budget and the inspections are done, not on how the employee is doing or the quality of the work.
  • I like my job and I like my benefits, but my company needs to listen to their employees. Their business model is wrong for the type of company Air Canada is. They put their people last… Their « 4 engines » are New Revenue Model New Reservation system, New Aircraft/New Interiors and then, Our people…

Conclusion : Air Canada mérite probablement une place de choix sur la liste noire des employeurs…et les chances que le département informatique s’approche du Cliub Med sont assez minces.

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