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Archive for the ‘sondages’ Category

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Si ce n’est pas encore évident pour les employeurs, voici un petit sondage qui vient renforcir l’importance de mettre en place des programmes pour fidéliser les meilleurs employés. Selon cette étude, 80% des cadres supérieurs sont à l’aise avec la recherche d’emploi tout en étant déjà au service d’une entreprise. Ce chiffre ne me surprend pas du tout. En fait, je le trouve bas et il ne tient même pas compte de la réceptivité aux appels des chasseurs de tête qui vont se faire de plus en plus fréquents auprès des « top performers ».

L’étude n’a donc pas de valeur incroyable en elle-même, mais je vous copie plus bas certaines des mesures proposées pour aider les entreprises à fidéliser leurs employés. À mon avis, très peu d’entreprises sont déjà rendues là. Je dirais que dans plusieurs cas, l’identification de la relève a été faite, mais aucune mesures n’ont été prises. J’ai moi-même quitté deux emplois dans lesquels on m’a appris que j’avais été identifié comme un employé important dans les plans de relève de la compagnie. Ma réaction était la suivante : « Ah oui? Et bien, vous m’avez très bien caché cette bonne nouvelle ». Dans un cas on venait de me refuser une amélioration de mes conditions de travail qu’on s’empressait d’offrir à tout nouvel employé, ce qui à mon avis est plus grande cause de démotivation. Dans l’autre cas, et bien, c’était le désert total, aucune communication corporative, ni venant du patron ni des ressources humaines.

Voici quelques conseils pour les employeurs :

  • Reconnaissance et récompense des meilleurs employé;
  • Valorisation des résussites;
  • Offrir des promotions et de l’avancement;
  • Favoriser le développement personnel;
  • Assurer de bonnes conditions de travail et une belle qualité de vie.

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Je vous souhaite sincèrement de ne pas vous sentir aussi désabusé au travail que dans la chanson qui suit (dans le vidéo clip plus bas). Mais la réalité du marché du travail est malheureusement plutôt déprimante pour de nombreux travailleurs démotivés. Pensez-y, regardez autour de vous vos amis et collègues, ne les entendez-vous pas régulièrement se plaindre? Que ce soit le nombre d’heures excessif, les défis inexistants, la gestion inadéquate, la culture de l’entreprise totalement moche, les motifs sont nombreux et très variés.

Voici quelques statistiques inquiétantes chez nos voisins américains :

  • 33% des travailleurs ressentent que leur travail actuel est un cul-de-sac, donc qu’ils n’ont rien d’intéressant qui les attend chez leur employeur;
  • 42% croient qu’ils sont en train de « gérer des sentiments de burnout. »;
  • Seulement 44% sont heureux d’avoir choisi de travailler pour leur employeur actuel;
  • Seulement 37% croient que le »top management fait preuve d’intégrité et de sens moral. »
    (http://www.harrisinteractive.com/harris_poll/index.asp?PID=568)

Humm…. pas trop reluisant. Mais je n’ai aucune difficulté à croire que ces statistiques reflètent assez bien la situation. Depuis maintenant une vingtaine d’années que je me débrouille très bien dans le marché de l’emploi québécois. J’ai la chance comme vous (informaticiens) d’oeuvrer dans un domaine qui me permet de changer d’emploi quand j’en ai le goût … et je l’ai fait. Jamais je ne me suis retrouvé dans une situation vraiment déprimante au boulot. Malheureusment, au cours de ces 20 années, je ne compte plus le nombre de collègues vraiment très malheureux de leur situation qui, à mon avis, aurait souvent pu être modifiée.

Comme je crois qu’il y a des solutions à ce problème du bonheur au boulot et que l’éminente pénurie de la main-d’oeuvre va grandement changer les forces en jeu, je vais souvent traiter de ce sujet dans ce blog. Personnellement, je crois qu’il n’y a plus de raisons pour les travailleurs qualifiés de tolérer des emplois vraiment trop moches. Il s’agit de décider de changer, de se donner une stratégie et de trouver des opportunités. Il faut passer à l’action!

Voici le vidéo en question, baissez le volume si vous êtes au bureau, surtout en cubicules :

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Il m’est impossible de passer sous silence les conlusions d’un récent sondage effectué par Towers Perrin. Avec plus de 90 000 répondants mondialement, dont 5 000 au Canada, ce sondage a tout pour donner une grande impression de rigueur. Pourtant, quand on lit le communiqué de presse, on est en droit de de questionner sur le sérieux de la démarche de ce sondage qui se révèle extrêmement positif sur le monde du travail. N’allez pas croire que je suis toujours négatif, mais un minimum de réalisme s’impose. Laissez-moi reprendre les cinq principales conclusions du rapport pour illustrer les raisons qui justifient mes doutes.

  1. Il ne faut pas stresser avec le stress : 69% des Canadiens sondés indiquent que le stress les laisse neutre ou stimule leur dynamisme. Humm, j’ai souvent entendu parler de stress positif qui aide à mieux performer ceux qui aiment bien ressentir un minimum d’adrénaline pour se « fouetter » au boulot. Mais de là à affirmer que 7 travailleurs sur 10 n’a aucun problème avec le stress… Ça saute aux yeux que la notion de stress a été présenté d’une façon assez positive, non pas telle qu’elle est normalement perçue. De plus, il est généralement accepté que le stress est négatif pour plusieurs travailleurs, voire même paralysant.
  2. La technologie n’est pas l’ennemie : Cette conclusion-ci, j’ai un peu moins de difficulté à l’admettre car à mon avis elle témoigne d’un aspect très pernicieux des technologies qui fait en sorte que les travailleurs se sentent plus libres alors qu’ils sont effectivement plus enchaînés à leur travail. Le sondage avance que 86% des répondants estiment que la technologie leur permet d’atteindre un certain équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle. C’est sûr qu’en lisant des emails sur son blackberry dans la métro, on gagne du temps à la maison…
  3. Travailler pour vivre ou vivre pour travailler : le sondage affirme que 73% des répondants indiquent qu’ils travaillent pour subvenir à leurs besoins alors que seulement 9% répondent que leur travail est l’élément le plus important de leur vie. Je ne vois pas où est le mythe ici, rien de surprenant à ces chiffres. Et de toute façon, vous en connaissez beaucoup des gens qui se vantent de vivre pour travailler … ou qui s’en rendent compte?
  4. Les travailleurs perçoivent leur emploi et leurs employeurs positivement : Je vous recopie simplement les chiffres communiqués, que je trouve dignes d’un superbe conte de fées…
    1. Les Canadiens sont très optimistes quant à leurs possibilités deréussite. Près des trois-quarts des répondants (74 %) pensent qu’ilsréussiront et 68 % sont généralement optimistes quant à leur avenir.
    2. Une majorité de répondants canadiens (64 %) indiquent que leur emploileur donne beaucoup d’énergie ou leur remonte un peu le moral.
    3. La très grande majorité des salariés au Canada (86 %) aiment bien ouadorent leur travail, 79 % aiment bien ou adorent leur entreprise, tandis qu’une vaste majorité 81 % aiment bien ou adorent leur patron.
  5. Les relations averc le supérieur immédiat sont importantes, mais moins que les pratiques générales de l’entreprise : Encore ici, on est en plein monde féérique. La relation avec le patron et les collègues immédiats est ce qui compte le plus dans un travail. Nombre de travailleurs se plaisent dans une mauvaise entreprise parce que le directeur de leur département est excellent et le contraire est également vrai.

En conclusion, je ne vois pas quel pourrait être la motivation de Towers Perrin de biaiser un tel sondage. Après tout, ils n’en ont rien à profiter. Mais je n’arrive pas à coller les résultats de l’étude avec ce que j’observe depuis longtemps dans le monde du travail québécois.

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