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Posts Tagged ‘conditions de travail’

Voilà un sujet délicat. Comme c’est le cas de plusieurs professionnels, les informaticiens passent beaucoup de temps à lire pour continuer d’apprendre … ou simplement demeurer à date avec toutes les innovations dans leurs domaines. Les informaticiens ne sont pas seuls dans cette situation. Mais si plusieurs professionnels le font, peu s’y consacrent autant que les informaticiens, soit par passion pour le sujet ou pas nécessité pour performer. Avec le temps, c’est très prenant pour les informaticiens qui lisent souvent sur leurs heureus personnelles et donnent ainsi à leur employeur beaucoup de connaissances gratuitement. Comme le disait si bien Caliméro : c’est vraiment trop injuste!

En fait, la plupart des professionnels se perfectionnent en assistant quelques fois par année à des conférences ou vont dans des salons d’affaires. Ce genre d’activité de formation est à la limite un « congé » pour certaines personnes, surtout quand la location est attirante, et représente une forme de ressourcement pour les employés, voire de reconnaissance de la part des employeurs. J’ai moi-même eu la chance d’avoir du bon temps à New York, Las Vegas, Boston, Paris, etc… J’allais écrire Toronto, mais il ne faut pas exagérer quand on parle de bon temps, particulièrement si vous vous retrouver en banlieu de la ville dans les bureaux d’IBM!

J’aimerais bien voir des employeurs reconnaître les efforts des informaticiens en matière de perfectionnement. Il y a plusieurs façons de le faire : donner du temps pour mener ces activités de formation ou payer du temps supplémentaire s’il est impossible de libérer les informaticiens durant les heures de bureau, organiser des activités internes d’échanges d’informations, des midis-conférences, etc…

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Décidément, le Québec accuse un certain retard sur l’Europe en matière de congés ou vacances pour les travailleurs. Heureusement que nous avons les américains tout près pour nous donner l’impression de ne pas être si pires (surtout en matière de congé parental) et que la moyenne d’heures travaillées par semaine au Québec est relativement basse. Voici un tableau du nombres d’heures travaillées annuellement par pays (cliquez dessus pour mieux voir) :

On retrouve en milieu de tableau le Canada et vers le bas plusieurs pays européens dont quelques-uns scandinaves. J’ai souvent entendu des choses intéressantes sur la qualité de vie dans les pays scandinaves qu’on y retrouve. Parfois la distance contribue à créer des légendes. Mais dans cet article, je découvre que la Finlande étudie sérieusement un projet pour offrir aux travailleurs une semaine de congé d’amour. Voilà une initiative presqu’insolite pour faciliter l’équilibre travail-vie personnelle :

« De quoi s’agit-il? D’une proposition de loi instaurant le droit pour tout employé de bénéficier chaque année de 7 journées de congé payé pour les passer tendrement avec son conjoint.

Le député de gauche Tommy Tabermann a mis au point ce projet de loi dans l’optique de permettre aux couples de prendre du temps pour eux et de resserrer leurs liens que la vie quotidienne, souvent stressante à cause du travail, amenuise. Selon ses propres dires, ces 7 journées «permettront aux couples de se retrouver sur les plans érotiques et émotionnels». »

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Vive le sarcasme! En fait, je ne sais pas si les entreprises se soucient vraiment de la santé de leurs employés, mais elles sont de plus en plus nombreuses à faciliser les choses pour ceux qui veulent trouver un équilibre entre le travail et leur condition physique. Que ce soit en payant une partie des frais d’inscription aux activités sportives ou en mettant un gym à la disposition des employés sur les lieux mêmes du travail, les options sont nombreuses.

À l’opposé, il est parfois très difficile de se mettre en forme en travaillant. Chez un de mes employeurs, la tendance pour les meetings à 13h étant une obsession … souvent après un meeting qui s’était terminée à midi pile. Pas facile de courir au gym et revenir pour 13h!

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Deux conversations récentes m’ont motivé à écrire cet article concernant les mauvaises conditions de travail qu’on observe dans plusieurs entreprises de services en B2B. Pour les informaticiens, ce domaine représente une avenue de plus en plus importante avec toutes les agences de pub qui tentent de se monter un centre de marketing Web :

  1. Je dînais avec un contact d’affaires qui me disait à quel point il pouvait s’appuyer sur le personnel de son agence de marketing pour effectuer un maximum de travail à sa place. En fait, il me confiait que ça lui avait pris un certain temps avant de développer ce réflexe qui consiste à leur déléguer une multitude de tâches qu’il faisait lui-même avant. Il a conclu en me disant : « C’est fou comme ils travaillent tard ces gens-là! ».
  2. Dans l’autobus un lundi matin (et oui, j’écoute mes voisins du transport en commun!), une dame se plaignait parce que durant le week end précédent un fournisseur de services ne s’est pas rendu disponible pour un appel le dimanche entre 17h et 19h. « C’est pas acceptable! ». Problablement que l’idée que ce fournisseur de services professionnelles puisse avoir une famille et des obligations en ce sens ne lui a pas passé par la tête. Pas plus que le fait que les 300$/heure que le consultant facture ne vont pas dans ses poches à lui…

Ce qui est étrange dans l’acceptation de ces conditions de travail souvent débiles est que les gens qui bossent dans de telles entreprises de services B2B sont très éduquées et dîplomées. Elles devraient pouvoir se trouver un travail dans lequel elles ne doivent pas se soumettre à des clients d’affaires qui ont des exigences totalement ridicules. Non? Pourquoi être à la merci de clients à l’égo trop gonflé?

Peut-être qu’il y a un certain prestige associé à être un avocat qui facture un tarif fou en se détruisant la vie à cause d’un niveau de stress excessif? Sans compter la difficulté pour ces travailleurs d’avoir une vie personnelle et sociale « normale ». Ce questionnement ne sera pas répondu dans cet article, il faudrait que les principaux intéressés se prononcent et nous expliquent leur tendance au masochisme professionnel.

Entretemps, je vous suggère cette pub de Monster sur le monde de la publicité et autres emplois en services B2B. Je ne crois pas vraiment que ce soit Monter qui ai fait cette pub. Mais si c’est eux, je me demande comment ils ont fait pour s’en tirer sans censure. De toute façon, je la trouve géniale par son sarcasme et les vraies choses qu’elle contient.

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Comme plusieurs entreprises dépendant d’une main d’oeuvre spécialisée et très motivée pour se démarquer dans un des marchés excessivement compétitifs de monde B2B, KPMG déclare ici très

clairement son intention de se classer parmi les meilleurs employeurs canadiens. Selon cette page Web, on dirait que KPMG fait du bon travail :

  • a fait partie des 100 meilleurs employeurs canadiens de la revue Maclean’s en 2007;
  • s’est classée parmi les 25 meilleurs employeurs de la Colombie Britannique;
  • a déjà remporté le prix du meilleur employeur dans le Défi Meilleurs Employeurs au Québec;
  • a été reconné par Today’s Parent comme un des 10 meilleurs endroit où travailler en conciliant la famille.

Bref, je crois que nous avons un bel exemple d’une entreprise qui se doit de bien traiter ses employés pour réussir et qui a décidé de bien faire les choses : un bon programme et du marketing autour pour le faire savoir aux candidats. Mais le but de cet article n’est pas de déterminer si oui ou non KPMG est effectivement un employeur de choix. En fait, je parle d’eux parce qu’ils ont été assez gentils pour nous communiquer une liste très complète de ce qu’un bon programmes de ressources humaines devrait contenir. Quant à savoir s’ils l’éxécutent adéquatement…

Voici donc les éléments importants :

  1. Des mesures pour instaurer la flexibilité dans l’organisation du travail : semaine de travail comprimée, télé-travail, temps partiel, départ graduel;
  2. De la reconnaissance : récompenser le travail bien fait, de façon publique si possible;
  3. Promouvoir la santé : remboursement des frais engagés pour s’adonner à des activités physiques;
  4. Respect de la vie personnelle : des mesures pour permettre aux employés de gérer certains éléments de leur vie privée comme la maladie, la famille, le deuil, la religion, des rendez-vous personnels;
  5. Politique de congés sabbatiques : permettre aux employés et leur faciliter la possibilité de prendre du temps pour eux-mêmes en sachant qu’un emploi les attend;
  6. Aider à l’équilibre familial : il s’agit d’un sujet très important pour les jeunes professionnels, les entreprises peuvent aider de différentes manières en donnant de l’information ou en se montrant plus compréhensives;
  7. Services de conciergerie : Google s’en gargarise dans ses vidéos de recrutement et cela devient plus à la mode d’avoir des gens qui facilitent la vie des employés tel le concierge à l’hôtel (achat de billets, cadeaux, planification d’activités);
  8. Service de garde : principalement pour les enfants, mais dans un contexte de vieillissement de la population il ne serait pas surprenant de voir la même chose pour les aînés;
  9. Programme de responsabilité sociale : les employés veulent travailler pour une entreprise qui a de bonnes valeurs et qui le démontre;
  10. Formation pour les employés : donner la chance à tous de progresser et récompenser la formation;
  11. Un wiki interne : endroit sur lequel les employés peuvent trouver de l’information et contribuer en ajoutant à la base de données, ce qui représente une belle opportunité de réseautage dans l’entyreprise
  12. Code vestimentaire : un équilibre entre la liberté totale et le jugement des employés pour s’habiller correctement selon les circonstances.

Bien entendu, dans la réalité de tous les jours, ce genre de programme est extrêment difficile à faire passer de la déclaration publique à la réalisation concrète. Comme tous projets majeurs dans une entreprise, il exige un support constant de la haute direction et des responsables persévérants.

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Ceux qui ont lu Wikinomics et qui s’intéressent au nouveau monde du travail ont sûrement beaucoup apprécié le chapitre 9 : The Wiki workplace. Les auteurs y présentent plusieurs exemples d’entreprises ayant mené avec succès des initiatives intéressantes pour créer un environnement de travail plus collaboratif et satisfaisant pour les employés grâce à des outils technologiques tels que les wikis qui permettent aux employés de contribuer au savoir-faire de tous en partageant leurs idées. Le cas de Best Buy est celui qui est décrit le plus en détail, plus particulièrement en ce qui concerne le fameux Geek Squad qui représente aujourd’hui un exemple très connu de réussite commerciale.

Tapscott et Williams, les auteurs du livre, sont assez catégoriques : « Geek Squad is just one of many examples in this chapter that signal the rise of openess, peering, sharing, and acting globally as fixtures of the future workplace. The result is a number of deep, long-term transformations in the culture, structure, process, and economics of work. We are shifting from closed ans hierarchical workplaces with rigid employment relationships to increasingly self-organized, distributed, and collaborative human capital networks that draw knowledge and resources from inside and outside the firm. »

Cela n’a rien à voir avec Best Buy, mais je suis toujours un peu méfiant quant à ce genre de descriptions très positives d’un environnement de travail quasi-utopique. Il est si facile de peindre un tableau très optimiste et on demande rarement aux employés de se prononcer anonymement. Si vous consulter Ratemyemployer sur Best Buy, vous trouverez d’ailleurs quelques insatisfaits. Mais il y en aura toujours des chialeux, pas vrai? La question est de savoir s’ils sont minoritaires. Nul doute que Ratemyemployer est plus invitant pour les insatisfaits qui ont davantage tendance à prendre la parole.

D’un autre côté, je lisais dernièrement que Best Buy vient de lancer « Blue Shirt Nation », un outil d’échange d’idées interne basé sur Drupal, un logiciel libre bien connu. L’initiative vise les conseillers que vous rencontrez lors de vos visites en magasin. Si l’entreprise n’est pas sincère dans sa démarche, on doit avouer qu’elle déploie beaucoup d’efforts pour convaincre tout le monde. En effet, Blue Shirt Nation vise un autre groupe que le Geek Squad et semble à mon avis être un exemple très encouregeant fondé sur les principes suivants :

  1. un processus de mise en place de la plateforme technologique qui implique les utilisateurs (bottom up process);
  2. une ouverture de la direction qui accepte la formulation d’idées provenant de la base et la communication d’opinions;
  3. une volonté manifeste de la haute direction de prendre action sur les bonnes idées;
  4. un engagement des dirigieants à « écouter » le contenu des conversations entre employés, sinon cet effort ne mènerait à rien.

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Je connais quelques gars qui travaillent chez CGI, en fait il s’agit d’informaticiens qui ont été avalés dans une des impartitions allouées à CGI qui s’est transformées en fusions/acquisition. Ils sont plutôt discrets quand vient le temps de parler de leur employeur. À les écouter, c’est clair que ce n’est pas Google, sinon il y aurait plus de passion dans leur discours. Mais en même temps ce n’est pas le Goulag, sinon il y aurait du dégoût dans leur discours. Conclusion, CGI me semble être un plat ni chaud ni froid, ni succulent ni dégueulasse. Mais ça semble manquer d’épices, si vous voyez ce que je veux dire.

Comme c’était le Salon emploi Formation ces jours-ci au Palais des Congrès de Montréal, je suis allé faire un petit tour en me cherchant à trouver des recruteurs informatiques qui se distinguent. Quelle ne fut pas ma joie quand je vis un beau gros kiosque de CGI avec trois représentants de l’entreprise qui n’attendaient que ma visite et mes questions…

  • Bonjour! (ça c’est la personne de CGI)
  • Bonjour … je me demandais, en tant qu’employeur de ressources informatiques, quels seraient selon vous les raisons pour lesquelles les informaticiens iraient travailler chez CGI plutôt qu’ailleur?
  • …………. (silence accompagné d’un regard un peu inquiet)
  • Je veux dire, avec la pénurie de main d’oeuvre, sentez-vous que vous devez en faire plus pour attirer des ressources?
  • Oui! C’est très bien travailler chez CGI. Nous avons cette brochure dans laquelle on explique les avantages de travailler avec nous.
  • En avez-vous en français?
  • Non, nous n’en n’avons plus (c’est la 2ième journée du salon)
  • Donc, vous me suggérez de lire la brochure?
  • Oui, c’est ça
  • Merci (en prenant un beau crayon avec le logo de CGI).

J’ai lu la brochure, en anglais. Je dois avouer que le texte est bon. On a le feeling que CGI, c’est BIG and Powerful. Mais on a aussi l’impression qu’ils ont compris que ce ne sera pas facile d’attirer les meilleurs informaticiens que l’on désigne comme des membres, pas comme des employés. Pour le reste, on retrouve le discours habituel : partenariat, qualité, int.égrité, partage, intrapreneurship, respect, resposabilité sociale. La question que cette belle brochure en papier glacé ne répond pas est la suivante : CGI met-elle en pratique ce qu’elle écrit? C’est le défi de tous les employeurs majeurs…

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Si on se fie aux nombreux commentaires faits sur Ratemyemployer, travailler chez CGI ne semble pas être très amusant.

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