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Posts Tagged ‘formation’

Voilà un sujet délicat. Comme c’est le cas de plusieurs professionnels, les informaticiens passent beaucoup de temps à lire pour continuer d’apprendre … ou simplement demeurer à date avec toutes les innovations dans leurs domaines. Les informaticiens ne sont pas seuls dans cette situation. Mais si plusieurs professionnels le font, peu s’y consacrent autant que les informaticiens, soit par passion pour le sujet ou pas nécessité pour performer. Avec le temps, c’est très prenant pour les informaticiens qui lisent souvent sur leurs heureus personnelles et donnent ainsi à leur employeur beaucoup de connaissances gratuitement. Comme le disait si bien Caliméro : c’est vraiment trop injuste!

En fait, la plupart des professionnels se perfectionnent en assistant quelques fois par année à des conférences ou vont dans des salons d’affaires. Ce genre d’activité de formation est à la limite un « congé » pour certaines personnes, surtout quand la location est attirante, et représente une forme de ressourcement pour les employés, voire de reconnaissance de la part des employeurs. J’ai moi-même eu la chance d’avoir du bon temps à New York, Las Vegas, Boston, Paris, etc… J’allais écrire Toronto, mais il ne faut pas exagérer quand on parle de bon temps, particulièrement si vous vous retrouver en banlieu de la ville dans les bureaux d’IBM!

J’aimerais bien voir des employeurs reconnaître les efforts des informaticiens en matière de perfectionnement. Il y a plusieurs façons de le faire : donner du temps pour mener ces activités de formation ou payer du temps supplémentaire s’il est impossible de libérer les informaticiens durant les heures de bureau, organiser des activités internes d’échanges d’informations, des midis-conférences, etc…

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À mon avis, le domaine des technologies de l’information pourrait redéfinir certains aspects du monde du travail dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre. Je le pense tout simplement parce que selon The Conference Board, il y aura près de 90 000 emplois à combler au Canada d’ici les trois à cinq prochaines années (environ 18 000 au Québec). Toujours selon ce même Conference Board, il en coûte environ 120 000$ aux entreprises pour chaque poste non-comblé. Et il n’y a pas assez d’informaticiens « sur le banc » pour combler tous ces postes ouverts.

La pénurie de main d’oeuvre en TI ne sera pas seulement causée par un départ massif des baby boomers vers la retraite ou une soudaine augmentation de la demande, il y a aussi un problème de développement de nouveaux informaticiens. Comme l’informatique a eu une mauvaise presse après l’an 2000 et l’explosion de la bulle Internet, les jeunes ont levé le nez sur ce domaine d’étude. La conséquence risque de forcer les employeurs à faire des courbettes pour les rarissimes candidats disponibles. Il sera bon d’être informaticien dans les années à venir…

Pour tenter de stopper l’hémorragie en faisant la promotion des carrières en TI sur le Web auprès des jeunes aux études, Technocompétence a lancé en novembre dernier Macarrieretechno.com. Sur le site on retrouve des fiche-métiers et une présentation de l’industrie des TI, des capsules vidéos et des visites virtuelles d’entreprise, un répertoire des programmes de formation et des entreprises qui embauchent ainsi qu’un jeu d’exploration carrière. Dans l’ensemble, je trouve l’effort correct en considérant les budgets relativement minimes avec lesquels cet organisme doit sûrement opérer. Mais on est loin de la plateforme Web qu’il faut déployer pour vraiment parler aux jeunes.

Quant à moi, c’est ce budget insuffisant qui me désole car la problématique de la main d’oeuvre représente un risque majeur pour notre économie. Et ce risque, ça va prendre beaucoup plus que Macarrieretechno dans sa forme actuelle pour le contrer, ou du moins une plateforme plus invitante et interactive. Si nous voulons vraiment convaincre des jeunes de poursuivre des études en informatique, il va falloir leur communiquer les avantages de cette carrière avec plus de dynamisme que ça. Des mentors, des gurus, des passionés d’informatique qui ont réussi à faire une belle vie ou à bâtir une entreprise devraient déjà être en train de communiquer leur passion et de répondre à des questions, donner des conférences, etc… Aussi, il faut raconter de belles histoires aux jeunes, de vraies histoires d’informaticiens ayant fait des merveilles ou une fortune. Il y en a de plus en plus de telles histoires.

Le fait que le résultat des efforts de promotion de la carrière en TI soit un site Web très statique qui se retrouve à des années lumières du Web 2.0 s’explique par deux réalités :

  1. Les responsables ne sont pas en contact avec la réalité des jeunes, la fameuse génération Y. Ces derniers sont habitués à des sites où le contenu est surtout généré par les usagers qui développent des relations entre eux, uploadent et downloadent des fichiers, alimentent des blogues, etc… De telles plateformes Web 2.0 (exemple KickApps) ne sont pas plus chères à déployer que le site en Drupal que nous avons sous les yeux.
  2. Les grands employeurs qui se plaignent en ce moment de la pénurie de main d’oeuvre ne s’investissent pas assez. Ces entreprises sont bonnes pour faire du lobbying auprès des gouvernements afin de faire financer des projets qui répondent à leurs besoins. Elles sont moins bonnes pour mettre la main à la pâte. Regardez la liste des employeurs membres d’une nouvelle coalition pour contrer la pénurie de main d’oeuvre et dites-moi si le financement d’une initiative comme Macarrieretechno devrait représenter un problème pour elles ! Les voici : Hydro-Québec, le Mouvement des caisses Desjardins, CGI, Gaz Métro, Nortel Networks, Rogers Communications, la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN), TD Meloche Monnex, Avaya Canada, Pratt & Whitney Canada, BMO Groupe financier, Compagnie d’assurance Standard Life du Canada, Air Canada, Loto-Québec, Ericsson Canada, Canadian Tire Corp. Ltd, Metro Inc., Société des alcools du Québec.

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