Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘pénurie de main d’oeuvre’

Normalement, ce qu’on entend est que le nombre d’inscriptions dans les programmes d’enseignement informatique des cégeps et universités au Québec sont beaucoup trop bas pour que tous les futurs retraités des prochaines années soient remplacés. Et cela ne prend pas en considération le fait que plus d’informaticiens seront nécessaires dans un monde du travail obsédé par l’accroissement de la productivité qui devrait, de près ou de loin, impliquer l’informatique. D’où la prémisse de réflexion de ce blog : il y a déjà une pénurie de main d’oeuvre en informatique et elle ne peut que devenir encore plus importante.

Dans cet article d’IT World Canada, on trouve les arguments alarmistes habituels : “What we’re seeing is enrollment dropping dramatically year after year, and in fact, we have some Canadian institutions that have room for 300 or 400 students for their first year intake.” Il semblerait ici que le problème soit causé par une mauvaise image de l’industrie informatique propagée par les médias qui s’intéresse surtout aux histoires de mises à pied d’informaticiens. Pour que les jeunes se lancent en informatique, il faut faire du marketing efficace de la profession.

Cet article de Direction Informatique est nettement plus encourageant pour les employeurs puisqu’on y annonce une augmentation des admissions dans les programmes informatique en 2007 et 2008 : « 776 demandes d’adhésion au programme Technique d’intégration du multimédia dans les cégeps de ces deux régions auraient été soumises en 2007, contre 622 demandes en 2006, soit une hausse de 25 %. »

Dans l’ensemble des informations traitant cette importante question, le défi de communiquer aux jeunes une image positive de l’informatique revient toujours. Quand on pense que plus de 21000 emplois devront être comblés d’ici 2010, cela ne devrait-il pas suffire à convaincre les jeunes que les emplois sont presque garantis s’ils obtiennent un dîplome? Il semble que non. En fait, je crois que c’est le type d’emplois qui seront disponibles qui n’est pas très clair pour les jeunes qui cherchent des motivations à devenir informaticien. Un autre aspect qui devrait être mieux communiqué est sûrement l’avancement rapide qui sera possible en informatique. donc, plus de revenus et de salaires pour ceux qui se placeront bien les pieds…

Read Full Post »

James Knight, président de l’Association des collèges communautaires du Canada, y est allé dernièrement d’une sortie sur un ton alarmiste concernant les impacts économiques de la pénurie de main d’oeuvre spécialisées au Canada :

« La pénurie de main-d’oeuvre qualifiée au Canada causera une panne économique à moins qu’on ne s’y attaque directement. Contrairement au déficit financier qui a été effacé des comptes du pays dans les années 1990, ce déficit est largement caché, mais il aura des effets tout aussi dévastateurs pour l’économie de notre pays. »

Comme M. Knight le positionne bien, la résolution de cette problématique passe certainement par l’amélioration des capacités des établissement d’enseignement à offrir une bonne formation et un milieu d’apprentissage stimulant. Que font les gouvernements à ce niveau? Si le gouvernement « dort sur la switch », les grands employeurs du pays devraient peut-être se montrer plus proactifs…

La semaine dernière, Robert Half Management, un firme de placement spécialisée en personnel dans le domaine des finances, a publié les résultats d’un sondage dans lequel on constate que trouver du personnel compétent est devenu de loin la principale préoccupation des recruteurs. L’importance de cette préoccupation a plus que doublé depuis 2003 :

                                         2008      2003

Trouver du personnel compétent...........  43 %      22 %

Concurrence..............................  18 %      16 %

Répondre aux exigences de la clientèle...  17 %      16 %

Réglementation gouvernementale...........  10 %      14 %

Ventes ou financement adéquats...........   3 %      23 %

Aucune de ces réponses/autres............   2 %       1 %

Ne sait pas/sans réponse.................   7 %       8 %

                                        -----     -----

                                         100 %     100 %

Comme on le voit clairement sur ce graphique, les départ croissants à la retraite et l’arrivée déficiante de la nouvelle main d’oeuvre est un problème facilement calculable. Les conséquences économiques sont aussi faciles à évaluer. Pour les travailleurs spécialisés par contre, ça risque de créer un contexte très profitable.

La question qu’on est en droit de se poser est : « Que font les gouvernements » pour combler ce déficit? Je n’ai pas trouvé d’énoncés de politiques vigoureuses pour s’attaquer à ce problème. Que ce soit pour encourager l’éducation, conserver les baby boomers dans le monde du travail, innover dans le domaine de l’immigration ou simplement améliorer notre productivité, je ne vois rien de clairement structuré à l’horizon.

Je suis par contre tombé sur un merveilleux programme fédéral pour encourager les jeunes à aller travailler à l’étranger, ce qui m’a semblé un peu contradictoire. Du côté provincial, ce programme pour le retour des jeunes en région me paraît très positif d’un point de vue social, mais ça ne fera rien pour aider les grandes entreprises des métropoles qui auront besoin du maximum d’employés qualifiés.

Read Full Post »

Si vous êtes informaticiens, vous le savez déjà, votre futur est resplendissant. En informatique, l’ampleur de la demande et la rareté de l’offre qui pointent à l’horizon vont créer le « perfect storm » pour les employeurs … et une situation vraiment intéressante pour les informaticiens. Que vont faire ces derniers? Vont-ils arriver à instaurer un nouveau modèle du travail plus en accord avec leurs valeurs et elur recherche d’une belle qualité de vie? Ou encore, est-ce que la demande excessive et insistante pour leur expertise va les obliger à travailler dans des conditions comme on en retrouve dans le secteur de la santé…

Voici quelques données pour alimenter votre réflexion. Si vous êtes en informatique, à vous d’en juger les conséquences pour mieux gérer votre carrière et si vous cherchez une discipline pour faire des études, vous y trouverez peut-être des arguments pour choisir l’informatique :

  • Il y a en ce moment entre 134 000 et 151 000 informaticiens au Québec, la variation dépend des classifications d’emplois différentes;
  • Le Québec continue d’afficher un retard significatif en productivité. Cet écart ajouté à un taux de change équivalent va éventuellement obliger les entreprises à vraiment investir en technologies, cette avenue est incontournable;
  • De 2000 à 2004, les « services informatiques » ont connu une croissance annuelle de 4,4%, comparée à 2,9% pour le volet « matériels ». La croissance anticipée pour les prochaines années dans le secteur informatique est de 3,7% vs 2,5% pour l’ensemble de l’économie;
  • Le taux de chômage en TI est très faible à 3%;
  • Les postes ouverts de programmeurs et d’analystes sont en croissance alors que les emplois de soutien sont plus à risques parce que plus facilement exportables à l’étranger;
  • On prévoit dans les prochaines années la création annuelle d’environ 5 000 emplois en informatique, dont 66% seront des postes d’analystes (fonctionnels, d’affaires, intégration de systèmes, sécurité);
  • On remaque une baisse importante des inscription en TI dans les établissements d’éducation depuis 2000. Il y aura un déficit entre les nouveaux emplois et le nombre de diplômés qui sortent de l’école;
  • Il se prépare un grand nombre de retraites et de pré-retraites parmi les plus vieux informaticiens.

Dans ce contexte, les informaticiens vont avoir le beau jeu. Il devrait nécessairement y avoir de nouveaux modèles d’organisation du travail réflétant mieux les valeurs des travailleurs, notamment la conciliation travail-famille et le développement durable. Et c’est tout à l’avantage des travailleurs en informatique!

Read Full Post »