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Ce n’est qu’un « feeling », mais les résultats de cette enquête salariale des informaticiens au québec me semblent nettement inférieurs au marché actuel de l’emploi. C’est normal, me direz-vous, l’enquête a été menée en 2006. D’accord, mais dans ce cas, vous conviendrez que les informaticiens ont bénéficié d’une très bonne croissance en terme de salaire dans les 24 derniers mois. Et comme la pénurie de main d’oeuvre va continuer de sévir, les salaires vont continuer d’augmenter. À vous de comparer votre salaire avec ce qu’il y a dans le tableau au bas de l’article et décider si vous devriez changer d’emploi.

Voici quelques faits saillants qui retiennent mon attention :

  • Il y a des fluctuations importantes des salaires selon les postes et les régions, les analystes-programmeurs de Québec étant beaucoup moins bien payés que ceux de Montréal. Les salaires dans la fonction publique sont-ils si bas?
  • Le salaire peut varier beaucoup pour un même poste selon l’industrie dans laquelle oeuvre l’employeur;
  • En informatique, la grosseur de l’employeur ne procure pas nécessairement un meilleur salaire, c’est souvent le contraire qui se passe.

Voici le tableau de la médiane des salaires des principaux postes en informatique au Québec :

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Quand on écoute les propriétaires d’entreprises TI au Québec se plaindre et demander de l’aide du gouvernement pour mieux développer leur « business », on a tendance à se dire : « Encore des entrepreneurs qui tentent de tirer la couverte de leur côté ». Mais quand on y regarde de plus près, la réalité semble appuyer les affirmations des entreprises TI quant au fait que le Québec prend du retard alors que l’industrie est florissante partout ailleurs.

Sans être un expert en la matière, il est assez évident que le problème de la main d’oeuvre est assez grave. Les coûts de recrutement vont mettrent les pme informatiques en péril durant les prochaines années. Pas seulement le recrutement, la rétention aussi … puis le taux de roulement car les informaticiens ne vont sûrement pas s’empêcher de « se vendre » aux plus offrants et butiner d’un employeur à l’autre.

De plus, ce qui me semble presqu’aussi important, les pme informatiques ne sont pas toujours bien gérer en terme de développement des affaires. On s’entend que des informaticiens devenus entrepreneurs ne se transforment pas souvent en vendeurs et gestionnaires efficaces. La mise en marché de leurs services laissent pratiquement toujours à désirer. Et on ne parle même pas de savoir comment s’exporter. Sans une aide concrète de l’état à ce niveau, de très belles entreprises vont continuer de vivoter alors qu’elles devraient être en pleine croissance.

Je vous invite à lire cet article de Direction Informatique qui porte sur le sujet de l’épanouissement des TI au Québec. Ce qui retient mon attention dans cet article est que :

« …pendant que le nombre d’emplois en TI augmentait de 9 % au Québec entre 1998 et 2006, il a connu un bond de 60 % en Ontario et de plus de 50 % en Colombie-Britannique. Selon les chiffres publiés par Statistique Canada et cités dans le rapport Gagné, la part québécoise des emplois au sein de l’ensemble canadien a diminué considérablement au cours de cette période, passant de 30,3 % à 22,2 %. »

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Difficile de ne pas supporter la démarche légale entreprise par Savoir-Faire Linux décrite dans cet article. Que des entreprises privée au Québec continuent de lever le nez sur des logiciels libres disponibles, c’est une chose. Que notre gouvernement ne considère pas sérieusement la chose et fasse ainsi économiser aux contribuables des sommes d’argent importantes, pour ce qui semble être une forme de paresse intellectuelle, c’est un peu moins acceptable. Les gouvernements européens me semblent pas mal plus éveillés.

Mais quel est le rôle des informaticiens dans ces décisions? Ne doivent-ils pas prendre position et faire des recommandations plus musclées? Je me demande si un jour les entreprise ne seront pas forcées de se montrer plus ouvertes aux logiciels libres par nécessité de plaire aux informaticiens dans leurs efforts de recrutement. Je rêve! Mais peut-être pas tant que ça. De plus en plus de travailleurs analysent en détail les positions sociales prises par les employeurs avant de décider d’aller travailler quelque part.

Si j’étais responsable du recrutement dans une grande entreprise, je proposerais fortement une campagne du genre : « nous avons opté pour tel logiciel libre qui nous a fait épargné tel montant … que nous remettons à tel organisme de charité ».

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Avec le lancement d’un site comme Ratemyemployer.ca, l’identification des meilleurs employeurs québécois prend une tournure tout-à-fait nouvelle par rapport à ce que nous avons connu dans le passé. Effectivement, avant l’avènement d’une telle plateforme Web qui vient « démocratiser » l’évaluation des employeurs, le classement des ces derniers était une question réservée principalement au Top 50 Canadien de Hewitt & Associés et au Défi Meilleurs Employeurs de l’ordre des CRHA et CRIA du Québec.

Il faut comprendre que ces deux prestigieux concours se font sur la base d’une participation volontaire (et probablement coûteuse) de l’employeur alors que Ratemyemployer n’a absolument rien de volontaire. Un mauvais employeur ne participera pas à ces deux concours qui exigent la contribution des employés, préférant demeurer dans l’ombre et ne rien « brasser » au sein de l’entreprise. Sur Ratemyemployer, les mauvais employeurs sont pointés du doigt d’une façcon que je trouve très surprenante et presqu’inquiétante. Au début, le site comportait sur la première page la liste des 10 pires employeurs notés. Cette liste a été retirée parce que probablement trop dommageable pour les entreprises pointées du doigt.

Quant à lui, le Défi Meilleurs Employeurs au Québec existe depuis 2002 et vous pouvez voir les lauréats ici. Même si le classement est limité aux entreprises qui veulent bien se donner la peine de s’évaluer et de faire participer les employés, je trouve que ce concours est très intéressant. D’une part, son classement est rigoureux et ne saurait être mis en doute. D’autre part, le simple fait qu’une entreprise s’investisse dans un tel processus dénote une sérieuse volonté de mettre en place de bonnes pratiques en gestion des ressources humaines et de s’améliorer. C’est pourquoi je souhaiterais même que le site divulgue toutes les entreprises qui participent. Pour les entreprises que ça intéresse, les inscription se font jusqu’à la fin mars.

L’autre concours bien connu est le Top 50 des employeurs canadiens qui fonctionne un peu sous le même principe que le Défi des Meilleurs Employeurs québécois. Ce concours implique une participation des employés et une volonté de l’entreprise de s’améliorer en mettant en place de bonnes politiques de ressources humaines. Voici la liste des entreprises québécoises qui ont été primées :

  1. Cima+, de Montréal (16) ;
  2. Ivanhoé Cambridge, de Montréal (18) ;
  3. Groupe Robert, de Boucherville (28)
  4. Ultramar, de Montréal (33);
  5. Abbott Canada, de St-Laurent (34) ;
  6. Novartis Pharma Canada, de Dorval (35) ;
  7. Bell Nordiq, de Montréal (38) ;
  8. L’Union canadienne, de Québec (39) ;
  9. Banque nationale du Canada, de Montréal (41) ;
  10. Marcil, de Saint-Sauveur (49)

Ces deux concours, considérés ensemble, peuvent certainement permettre d’identifier de bons milieux de travail. À titre d’exemple, une société comme Cima+ qui s’est classée parmi les trois meilleures entreprises du Défi Meilleurs Employeurs 4 fois depuis 2002 et qui se classe 16e au Canada dans le concours du TOP 50 canadien doit bien faire quelque chose d’exceptionnel dans sa façon de traiter ses employés. Il ne reste plus qu’à savoir si elle va passer son test sur Ratemyemployer et si son département informatique a de beaux projets. De votre côté, vous voilà renseignés sur quelques sources d’informations à consulter avant de faire des choix de recrutement.

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